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                                                         Lotus-Chine-1                                                

 

 

 

 

 

 

Sommaire

  • - Généralités
  • - Le mourir et la première mort
  • - Les étatpes de la mort
  • - La seconde mort
  • - Morts violentes
  • - Communications illusoires
  • - L'état de béatitude subjective entre deux vies
  • - Communions effectives et communion réelle avec les morts
  • - Sur l'immortalité
  • - La vision prospective avant la nouvelle incarnation
  • - Des échos de cette doctrine dans la sagesse de l'Inde
  • - Bibliographie

Généralités

 

Durant de longs âges, des générations successives d'Adeptes ont approfondi les mystères de l'être, de la vie, de la mort et de la renaissance, et ils ont tous enseigné à leur tour certains des faits ainsi appris.
La mort est l'ultime extase sur terre.

La mort se présente toujours à notre soi spirituel comme une libératrice et une amie.

Au moment solennel de la mort, même dans le cas de mort subite, chaque homme voit toute sa vie passée se dérouler devant lui dans ses plus minimes détails. Pendant un court instant, l'ego personnel devient un avec l'Ego individuel et omniscient. Mais cet instant suffit pour lui montrer tout l'enchaînement des causes qui ont opéré sa vie durant. Il se voit et se comprend alors tel qu'il est, dépouillé de tout masque flatteur et affranchi de ses propres illusions. Il déchiffre sa vie en spectateur qui contemple d'en haut l'arène qu'il quitte; il sent et reconnaît la justice de toute la souffrance qu'il a subie. [Cela] arrive à tout le monde, sans exception. [...] Des hommes très bons et très saints peuvent voir non seulement la vie qu'ils quittent mais même plusieurs existences antérieures où avaient été produites les causes qui les firent tels qu'ils furent dans la vie qui vient de se terminer. Ils reconnaissent la loi de karma dans toute sa majesté et dans toute sa justice.

La mort est un sommeil. Après la mort, commence, devant les yeux spirituels de l'âme, une représentation qui se déroule selon un programme que nous avons appris et très souvent composé nous-mêmes inconsciemment : là se déploie, dans des faits vécus, la réalisation des croyances correctes, ou bien des illusions que nous avons nous-mêmes créées de toutes pièces.

Pendant chaque période [posthume] l'Ego omniscient comme il l'est per se, se revêt, pour ainsi dire, du reflet de la "personnalité" qui fut. [...] L'efflorescence idéale de toutes les qualités, ou attributs, de caractère abstrait, donc de nature impérissable et éternelle, s'attachent à l'Ego après la mort [...]. Il s'agit de qualités telles que l'amour, la miséricorde, l'amour du bien, du vrai et du beau, qui se sont toujours manifestées dans le coeur de la "personnalité" de son vivant. Alors, pour la durée de cette période, l'Ego devient la réflexion idéale de l'être humain qu'il fut la dernière fois sur terre, mais cette réflexion-là n'est pas omnisciente [...]. La béatitude [...] est totale. C'est l'oubli absolu de tout ce qui a causé de la souffrance ou du chagrin dans l'incarnation passée [...]. L'être vit entouré de tout ce à quoi il a vainement aspiré et en compagnie de tous ceux qu'il a aimés sur terre. Les plus ardents désirs de son âme se trouvent comblés. Et ainsi, il vit pendant de longs siècles une existence de béatitude sans mélange, qui est la récompense des douleurs qu'il a endurées pendant la vie terrestre.

 

Le mourir et la première mort

 

Aucun homme ne meurt fou ou inconscient. Même un individu en proie à la folie, ou à une crise de delirium tremens, a son instant de parfaite lucidité au moment de la mort, bien qu'il soit incapable de le faire savoir aux assistants. Souvent, l'homme peut paraître mort. Pourtant, après la dernière pulsation, entre le dernier battement de son coeur et le moment où la dernière étincelle de chaleur animale quitte le corps, le cerveau pense et l'Ego passe en revue en quelques brèves secondes l'intégralité de sa vie.

Tout dépend, au moment de la mort, de la nature des pensées que l'être a eues durant le cours entier de la vie du corps, car l'âme doit longer la route par laquelle elle est venue et les souvenirs de toute une vie sont alignés le long du chemin; au fur et à mesure que ces souvenirs se lèvent, ils affectent l'entité prête à s'en aller, soit en l'empêchant de se concentrer sur l'Être Suprême, soit en l'aidant à le faire d'une manière plus parfaite .

Lorsque le souffle quitte le corps, nous disons que l'homme est mort, mais ce n'est là que le commencement de la mort; elle se poursuit sur d'autres plans. Quand le corps est froid et que les yeux sont clos, toutes les forces du corps et du mental se précipitent à travers le cerveau, et la vie entière qui vient de se terminer s'imprime, par une série de tableaux, d'une manière indélébile dans l'homme intérieur, non seulement dans ses grandes lignes, mais jusqu'en ses moindres détails, jusqu'aux impressions les plus légères et les plus fugitives. A ce moment, bien que tous les symptômes fassent décréter la mort par le médecin, et bien qu'à tous points de vue la personne soit morte à cette vie, l'homme réel est à l'oeuvre dans le cerveau et, tant que sa tâche n'y est pas terminée, la personne n'a pas quitté ce monde. Cette oeuvre solennelle achevée, le corps astral se détache du corps physique, [et dès lors commencent les processus des états post mortem].

La Science occulte enseigne que l'état d'esprit d'un homme qui meurt est de la plus haute importance, en raison de l'état anormal de nature psychique où il se trouve. La dernière pensée d'un mourant fait beaucoup pour influencer son futur immédiat. La flèche est prête à s'envoler de l'arc; la corde est tendue jusqu'à l'oreille et le but visé décidera du sort immédiat de la flèche. Heureux celui pour qui "OM est l'arc, le Soi (individuel) est la flèche, et le Brahman la cible" (Mundaka Upanishad II,ii,4). À ce moment sacré, de fortes aspirations spirituelles (qu'elles soient naturelles ou induites par une exhortation sincère venant d'un être plein d'une véritable conviction ou, mieux encore, pénétré de la Gnose divine) protégeront l'âme de celui qui abandonne la vie. Toutefois, ces remarques ne visent pas à justifier la superstition d'un "repentir de dernière heure", car l'immuable justice et la parfaite harmonie de la loi karmique ne peuvent que retourner un effet passager à une cause passagère - et le reste de la dette karmique devra être payé dans de futures existences terrestres.

 

Les étapes de la mort

 

Quand l'homme meurt, ses principes inférieurs se séparent de lui pour toujours.

Par la séparation naturelle provoquée par la mort, l'homme entier vient à se diviser en trois parties. 1°) le corps visible qui, avec tous ses éléments, est abandonné sur le plan terrestre où il poursuit sa décomposition [...]. 2°) la partie psychique, personnelle, de l'être (composée du corps astral, des pensées ordinaires et des passions et désirs), qui, sur le plan astral, forme une entité privée de conscience commence aussitôt à se désagréger. 3°) l'homme réel non sujet à la mort, désormais hors des conditions terrestres, qui commence à fonctionner uniquement comme un pur mental revêtu d'un vêtement très éthéré, dont il se dépouillera quand sonnera l'heure de son retour sur terre.

 

La seconde mort

 

Chaque atome destiné à former l'homme possède une mémoire qui lui est propre, et dont la durée sera proportionnée à la force qu'il a reçue. S'il s'agit d'une personne très matérielle, très grossière, ou très égoïste, la force subsistera après la mort plus longtemps que chez toute autre. La partie purement astrale de cette entité psychique [ou coque astrale] contient et conserve le souvenir de tout ce qui se passa durant la vie de l'individu, une des qualités de la substance astrale étant d'absorber et de conserver les scènes, les images, les impressions de toutes les pensées et de les projeter par réflexion quand les circonstances le permettent. Cette coque astrale, rejetée à la mort par chaque être humain, dépourvue de tous les principes supérieurs qui servaient de guides, erre et flotte de place en place, sans volonté propre, mais entièrement gouvernée par des attractions dans les champs astraux et magnétiques. Privées d'âme et de conscience, ces coques ne sont nullement les esprits de nos morts. Ce sont les vêtements dont l'homme intérieur s'est dépouillé.

 

Morts violentes

 

Les suicidés et ceux dont la vie est soudainement fauchée par un accident, par un meurtre légal ou illégal, demeurent dans un état intermédiaire jusqu'au terme de ce qu'aurait été leur vie si elle n'avait été subitement tranchée. Ils ne sont pas réellement morts. Les principes qui subsistent doivent attendre que le véritable terme naturel de la vie soit atteint, qu'il s'agisse d'un mois ou de soixante ans. Certaines entités passent cette période dans de grandes souffrances, d'autres dans une sorte de sommeil peuplé de songes brumeux, chacune selon sa responsabilité morale.

 

Communications illusoires

 

La coque est une non-entité seulement en ce qui concerne ses pouvoirs de raisonner et de penser; sous tous les autres rapports, quoique astrale et fluidique, c'est encore une entité, et, comme le prouvent les cas où elle est attirée magnétiquement et inconsciemment vers un médium, elle se ranime pendant un certain temps et vit dans celui-ci, pour ainsi dire, par procuration. Dans l'aura du médium, le fantôme vit d'une sorte de vie d'emprunt; il raisonne et parle, que ce soit par l'intermédiaire du cerveau du médium, ou par celui des autres personnes présentes.

 

L'état de béatitude subjective entre deux vies

 

Après un certain temps passé dans l'état intermédiaire [où il se sépare de sa dépouille psychique], l'être tombe dans un état d'inconscience qui précède le passage dans l'état suivant, exactement comme la naissance sur terre est précédée d'une période de ténèbres et de lourd sommeil. L'être s'éveille alors aux joies de la béatitude posthume.
La règle générale et presque invariable est la fusion de la conscience du moi personnel dans la conscience individuelle ou immortelle de l'Ego, c'est-à-dire une transformation ou une transfiguration divine, avec l'annihilation complète de la partie inférieure de l'homme. C'est la dernière série des pensées puissantes et profondément gravées qui donnera coloration et direction à toute cette expérience béatifique. Le dernier moment teintera tous les suivants. L'âme et le mental se fixent sur ces dernières pensées et s'en servent pour tisser tout un ensemble d'événements et d'expériences; en les développant jusqu'à leurs limites extrêmes, ils mettent à exécution tout ce qui n'a pu être réalisé dans la vie. En tissant et en amplifiant ainsi ces pensées, l'entité passe par la jeunesse, la croissance et la vieillesse, c'est-à-dire l'élan impétueux de la force, son expansion et son déclin, jusqu'à l'épuisement final .

 

Communications effectives et communion réelle avec les morts

 

L'Individualité consciente des êtres désincarnés ne peut pas se matérialiser, elle ne peut pas non plus quitter sa propre sphère mentale de béatitude, pour regagner le plan de
l'objectivité terrestre.

Nous sommes avec ceux qui sont morts et que nous avons perdus dans la forme matérielle, et beaucoup, beaucoup plus près d'eux maintenant que lorsqu'ils étaient en vie. Car le pur amour divin n'est pas simplement l'efflorescence d'un coeur humain, mais il a ses racines dans l'éternité. L'amour saint et spirituel est immortel, et karma amènera tôt ou tard tous ceux qui se sont aimés d'une telle affection spirituelle à s'incarner une fois de plus dans le même groupe familial. De plus, nous disons que l'amour étend son influence au-delà de la tombe et possède un pouvoir magique et divin qui réagit sur les vivants.

Lorsqu'il s'agit de manifestations purement psychiques et spirituelles, nous croyons à l'intercommunication possible entre l'esprit de l'homme vivant et celui de personnes désincarnées. Dans de pareils cas, nous disons que ce ne sont pas les esprits des morts qui descendent sur terre, mais bien les esprits des vivants qui montent vers les pures Ames spirituelles. En vérité, il n'y a ni montée ni descente, mais un changement d'état ou de condition chez le médium. Le corps de celui-ci se paralyse, ou entre en "transe", et son Ego Spirituel, étant dégagé de ses entraves, se trouve sur le même plan de conscience que les esprits désincarnés. Il s'ensuit que, s'il y a attraction spirituelle entre lui et eux, ils peuvent entrer en communication, comme cela arrive souvent dans les rêves. Il y a, entre la nature du médium et celle du non-sensitif, la différence que voici: l'esprit du médium, une fois libéré, peut influencer les organes passifs de son corps physique en transe, afin de les faire agir, parler et écrire, suivant sa volonté. L'Ego peut faire répéter à son corps, à la manière d'un écho - et en langage humain - les pensées et idées de l'entité désincarnée, aussi bien que les siennes propres. Mais l'organisme non-réceptif, ou non-sensitif, de celui qui est très positif ne peut pas être influencé de la sorte. Aussi, bien qu'il n'existe guère d'être humain dont l'Ego ne communique pas librement, pendant le sommeil du corps, avec ceux qu'il a aimés et perdus, l'être, une fois réveillé, ne conserve dans sa mémoire aucun souvenir de cette communication, sinon sous une forme très confuse, semblable à un rêve, par suite du caractère positif et non réceptif de son enveloppe et de son cerveau physique.

Il existe deux exceptions à une communication personnelle avec un décédé : la première concerne les quelques jours qui suivent immédiatement la mort d'une personne, avant que l'Ego ne passe dans l'état de béatitude posthume. Cela se produit, toutefois, dans des cas tout à fait exceptionnels, lorsque l'intensité du désir éprouvé par le mourant de retourner sur terre pour y accomplir quelque dessein force la conscience supérieure à rester éveillée, c'est alors réellement l'individualité, l'"Esprit", qui entre en communication. Après la mort, l'esprit tombe normalement dans un état d'hébétude, et s'enfonce très vite dans ce qu'on appelle "l'inconscience qui précède l'état béatifique". La seconde exception est celle des Nirmânakâya [êtres de compassion qui demeurent pleinement actifs après la mort]..

 

Sur l'immortalité

 

Pour la personnalité terrestre de l'homme, l'immortalité et la conscience après la mort deviennent toutes les deux simplement des attributs conditionnés, car elles dépendent entièrement des conditions et des croyances qu'a créées l'âme humaine elle-même durant la vie du corps. Karma agit sans cesse: nous ne moissonnons dans notre vie après la mort que les fruits de ce que nous avons semé nous-mêmes pendant celle-ci .

Une "entité" est immortelle, mais elle ne l'est que dans son essence ultime, non dans sa forme individuelle.

Arrivée au dernier point de son cycle, elle est absorbée dans sa nature primordiale et elle devient Esprit, perdant alors son nom d'entité.

En tant que forme, l'immortalité de l'entité est limitée à son cycle de vie, [la durée d'existence du grand Univers ou e Mahâmanvantara; en sanskrit], celui-ci écoulé, elle est indissolublement unie avec l'Esprit Universel et identique à lui, en cessant d'être une entité distincte. Quant à l'âme personnelle, c'est-à-dire l'étincelle de conscience qui conserve dans l'Ego Spirituel l'idée du "moi" personnel de l'incarnation précédente, elle ne dure, en tant que souvenir séparé et distinct, que jusqu'à la fin de la période de béatitude posthume. À l'expiration de celle-ci, elle s'ajoute à la série des autres incarnations innombrables de l'Ego, comme le souvenir qui reste dans notre mémoire, à la fin de l'année, d'un seul jour parmi tous les autres.

 

La vision prospective avant la nouvelle incarnation

 

Toute la période vécue dans l'état de félicité permise par les forces de l'âme ayant pris fin, les fils magnétiques qui rattachent l'âme à la terre commencent à affirmer leur pouvoir. Le Soi se réveille de son rêve, il est rapidement emporté vers un corps nouveau puis, juste avant la naissance, il perçoit l'espace d'un instant, toutes les causes qui l'ont conduit à son état posthume et qui le ramènent à une vie nouvelle; comprenant que tout est juste, que tout est le résultat de sa propre vie passée, il ne murmure pas, mais se charge de nouveau de sa croix: une autre âme est revenue sur terre.

 

Des échos de cette doctrine dans la sagesse de l'Inde

 

La Brihadâranyaka Upanishad

Comme un chariot lourdement chargé s'avance en craquant,
Ainsi le soi-du-corps, portant sur lui le soi-de-connaissance, s'en va gémissant
A l'heure de rendre le dernier soupir.
Quand il perd ses forces, par le vieil âge ou la maladie,
De même que la mangue, le fruit du figuier udumbara, ou de l'arbre pippal,
Se détache de la tige,
De même, cet être (purusha) se détache de ses membres
Pour regagner son origine...
De même que gardiens de l'ordre, magistrats, écuyers et chefs de villages
Entourent un roi à l'heure de son départ,
De même à l'heure de la fin, toutes les énergies vitales
S'assemblent autour de ce soi, au moment où l'homme va rendre le dernier soupir...
Alors le sommet du coeur s'illumine, et, dans cette splendeur (pradyota), ce Soi (âtman) s'échappe.
Il quitte le corps par l'oeil, par la tête ou quelque autre partie.
La vie s'échappe avec lui et tous les souffles l'accompagnent.
Le Soi est conscience, et c'est conscient qu'il transmigre.

 

La Bhagavad-Gîtâ

Krishna : Quiconque à l'heure de la mort abandonne le corps, l'esprit concentré sur moi par la méditation, vient à moi, sans aucun doute. Celui qui, à la suite d'une méditation constante sur une forme particulière, quelle qu'elle soit, pense à cette forme au moment de quitter son corps mortel, c'est à elle qu'il s'unit.

 

Bibliographie

La Clef de la Théosophie,
Article "Commentaires sur la Pistis Sophia"(Blavatsky)
Notes sur la Bhagavad-Gîtâ (Judge).
L'Océan de Théosophie (Judge).
voir aussi Repères bibliographiques et Publications

 

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