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L’Arbre de Vie

 

Genèse (extraits)

(…)

2.8  Puis l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé.

2.9  L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

(…)

2.16  L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ;

2.17  mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

(…)

3.1  Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?

3.2  La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.

3.3  Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.

3.4  Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ;

3.5  Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

3.6  La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea.

3.7  Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.

(…)

3.21  L'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit.

3.22  L'Éternel Dieu dit : Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement.

3.23  Et l'Éternel Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris.

3.24  C'est ainsi qu'il chassa Adam ; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie.

 

Glossaire Théosophique

 

L’Arbre de Vie

Depuis la plus haute antiquité, les arbres furent rattachés aux dieux et aux forces mystiques de la nature. Toutes les nations avaient chacune son arbre sacré, avec ses caractéristiques et attributs particuliers fondés sur des propriétés naturelles et aussi occultes occasionnellement, comme cela est présenté dans les enseignements ésotériques. Ainsi le pippâl ou l'Aśvattha de l'Inde, la demeure des Pitris (en fait des élémentals) d'un rang inférieur, devint l'Arbre BO ou le ficus religiosa des Bouddhistes du monde entier, depuis que Gautama Bouddha atteignit la connaissance suprême et le Nirvâna sous un arbre semblable. Le frêne, Ygdrasil, est l'arbre mondain des Hommes du Nord ou Scandinaves. Le banyan est le symbole de l'esprit et de la matière ; il descend jusqu'à terre, enfonce ses racines, et ensuite s'élance à nouveau vers le ciel. Le palaśa à la feuille triple est un symbole pour la triple essence de l'Univers – Esprit, Ame, Matière. Le cyprès sombre fut l'arbre mondain du Mexique, et il est maintenant, chez les Chrétiens et les Musulmans, l'emblème de la mort, de la paix et du repos. En Egypte, le sapin était regardé comme sacré, et son strobile (pomme de pin) était porté religieusement en processions, bien que maintenant il ait presque disparu de la terre des momies ; il en était de même pour le sycomore, le tamaris, le palmier et la vigne. Le sycomore était l'Arbre de Vie en Egypte, et également en Assyrie. C'est à Héliopolis qu'il était consacré à Hathor ; et maintenant, au même endroit, il est consacré à la Vierge Marie. Son jus était précieux en vertu de ses pouvoirs occultes, comme le Soma l'est chez les Brâhmanes, et l'Haoma chez les Parsis. "Le fruit et le jus de l'Arbre de vie dispensent l'immortalité". On pourrait écrire un gros volume sur ces arbres sacrés de l'Antiquité – la vénération pour certains d'entre eux s'étant maintenue jusqu'à nos jours – sans en épuiser le sujet.

 

YGDRASIL (scandin.). L' "Arbre mondain de la cosmogonie des Nordiques ; le frêne Ygdrasil ; l'arbre de l'univers, du temps et de la vie". Il possède trois racines qui descendent jusqu'au froid Hel, et de là s'étendent à Jotunheim, la terre des Hrimthurses, ou "Géants de la Gelée", et à Midgard, la terre et la demeure des enfants des hommes. Ses rameaux supérieurs se déploient dans le ciel et ses plus hautes branches protègent Valhalla, le Devakhan des héros tombés. L'Ygdrasil est toujours frais et vert, parce qu'il est journellement arrosé par les Nornes, les trois sœurs fatales, le Passé, le Présent et l'Avenir, avec les eaux de la vie de la fontaine d'Urd qui s'écoulent sur notre terre. Il fanera et disparaîtra seulement le jour où la dernière bataille entre le bien et le mal sera livrée ; lorsque le premier prévalant, la vie, le temps et l'espace sortiront de la vie et de l'espace et du temps. Tous les anciens peuples avaient leur arbre-mondain. Les Babyloniens avaient leur "arbre de vie", qui était l'arbre-du-monde, dont les racines pénétraient dans la grande profondeur inférieure ou Hadès, dont le tronc était sur terre, et dont les branches élevées atteignaient au-dessus, Zikum, le ciel, le plus élevé. Au lieu de s'étendre dans le Valhalla, ils plaçaient son feuillage supérieur dans la sainte maison de Davkina, la "grand-mère" de Tammuz, le Sauveur du Monde – le dieu-Soleil mis à mort par les ennemis de la lumière.

 

Les Arbres de Vie, BP Wiadia Revue Théosophie XIV, 9

 

UNE ÉTUDE SUR ‘‘ LA DOCTRINE SECRÈTE’’

« Depuis l’antiquité la plus lointaine, les arbres ont été en rapport avec les dieux et les forces mystiques dans la nature. Chaque nation avait son arbre sacré, avec ses propres caractéristiques et ses attributs particuliers, fondés sur des propriétés naturelles et parfois aussi occultes, comme l’exposent les enseignements ésotériques. » - H.P.B., Glossaire théosophique, p.337, édit anglaise.

« Qui donc, parmi les savants occidentaux, pourrait dire pour quelle raison occulte l’Yggdrasil nordique, l’Ashvatha hindou, le Godard, l’arbre de vie hellénique, et le Zampoun tibétain, ne font qu’un avec l’Arbre Séphirotal Kabbalistique et même l’Arbre Saint crée par Ahura Mazda, et l’Arbre du jardin de l’Eden ? Néanmoins, les fruits de tous ces « Arbres » que ce soit le Pippala ou l’Haoma, ou même le prosaïque pommier, sont les « plantes de vie », en fait, et en vérité. » - La Doctrine Secrète, III, 120.

« Le philosophe païen a recherché la Cause, le philosophe moderne se contente des seuls effets et cherche celle-là dans ceux-ci. Ce qu’il y a lieu au-delà, il ne le sait pas, et l’Agnostique moderne ne s’en soucie point : il rejette ainsi la seule connaissance sur laquelle il pourrait, en toute sécurité, fonder sa science. » - La Doctrine Secrète, IV, p. 179-80.

« Nous voyons deux espèces d’arbres, l’une qui se dépouille entièrement de ses feuilles et cesse de s’exprimer pendant une grande partie de son cycle, et l’autre qui lentement et continuellement se renouvelle dans chacune de ses parties, ne cessant jamais de se manifester et nous montrant souvent à la fois la vieille feuille, la nouvelle, la fleur et le fruit. » - The Friendly Philosopher, p. 6.

Ceux qui traversent les plaines de l’Hindoustan, comme pèlerins ou comme colporteurs, marchant en plein soleil, foulant la terre brûlante, adorent les arbres qui les abritent. Asoka, par devoir religieux, non seulement creusa des puits pour le marcheur altéré, mais planta aussi des arbres le long des routes qu’il traça, pour offrir des refuges aux voyageurs.

Mais les cols des montagnes et les hauts plateaux des Indes révèlent à l’ascensionniste, qui cherche la vision dispensée seulement par les altitudes élevées, que les arbres possèdent une valeur protectrice encore différente. Celui qui lentement gravit le sentier circulaire, à des milliers de pieds au-dessus du niveau de la mer, sait combien les arbres protègent, lorsque la tempête se déchaîne et que la pluie cingle, et que la neige se précipite sur lui. A mesure qu’il monte, et que la piste devient nue et stérile, ses yeux s’efforcent de découvrir, au prochain tournant, quelque feuillage verdoyant, tout comme le chandelier, l’esprit tendu et concentré, tâche de découvrir une oasis dans le désert. Et le plaisir se change en surprise, lorsqu’en débouchant sur une sapinière, il y trouve un Vairagui, qui lui souhaite la bienvenue dans son humble ashram.

Le poète et l’artiste ont adoré la beauté des arbres, mais celui qui est animé d’une ferveur religieuse les a adorés pour leur gracieux abri et leur protection bienfaisante. Le mystique a entendu le sermon des arbres, tandis que le poète a écouté leur chanson. Le commerçant positif, l’artiste épris de beauté, et le mystique désireux de pénétrer le sens caché dans le symbole, tous éprouvent de la reconnaissance envers les arbres, chacun à sa façon et selon la profondeur de sa propre conscience.

Mais c’est le cultivateur, le Kshetri, qui, tel un praticien de l’occultisme, connaît la bienfaisance et la malfaisance qui opèrent dans le royaume des arbres ; il sait quel arbre offre la meilleure ombre pour protéger sa récolte. Il connaît, par expérience, la plante parasite, qui grimpe, belle mais venimeuse et qui assèche l’arbre en aspirant sa sève, les buissons qui, s’il les laissait pousser à leur guise, envahiraient son champ et détruirait sa récolte. Il apprécie également le serpent, véritable gardien de son champ contre les rats de la jungle qui s’y terrent et les sangliers sauvages, et il craint cet autre serpent, qui pend aux branches des arbres et qui est difficile à découvrir, parce qu’il s’est construit une peau de couleur verte, pour s’assortir au vert de la nature et exploiter ce mimétisme pour son abominable tâche meurtrière.

Le botaniste expert est comme l’Adepte, qui se sert de son immense connaissance des propriétés occultes de chaque plante, grimpante et autre, de chaque buisson et de chaque arbre. La Fraternité des Adeptes a communiqué une fraction de cette connaissance à l’humanité ; tandis que les propriétés ordinaires et exotériques du règne végétal sont déjà connues et font encore l’objet de recherche plus approfondies, les propriétés réelles et occultes sont encore sous la garde de Ces Connaisseurs de l’Essence des Choses – les Tattvagnyanis – et ils ne transmettent cette connaissance occulte que dans la mesure où elle ne l’emploiera pas abusivement, mais pour le bien universel, sans nuire à qui que ce soit – fût ce même la panthère féroce ou la charançon du grain, plus redoutable encore, malgré sa petitesse.

Mais nous ne nous occupons pas pour le moment du côté occulte de la botanique ; nous voulons examiner un autre aspect du Royaume des Arbres, l’aspect symbolique. En tant que symbole, l’arbre est important. De tels symboles offrent à l’étudiant l’occasion d’exercer son mental sur la Loi des Correspondances et Analogies. Si l’on n’emploie pas correctement la Loi des Correspondances, on ne peut comprendre les propositions de la Philosophie Esotérique.

L’évolution des idées, d’après la Philosophie Esotérique, procède de l’intérieur vers l’extérieur. La Doctrine Secrète s’exprime ainsi (D.S., vol. I, p. 279) :

« Tout ce qui est, fut, et sera, existe éternellement, même les formes innombrables, qui ne sont finies et périssables que dans leur forme objective mais non dans leur forme idéale. Elles ont existé comme Idées dans l’Eternité, et lorsqu’elles disparaîtront, elles existeront comme reflets.

« L’Occultisme enseigne qu’aucune forme ne peut être donnée à quoi que ce soit, par la nature ou par l’homme, sans que son type idéal n’existe déjà sur le plan subjectif ; mieux encore : qu’aucune forme ou aspect ne peut entrer dans la conscience de l’homme, ou évoluer dans son imagination, sans exister déjà à l’état de prototype, au moins approximativement. »

Tous les royaumes de la nature visible ne sont que des images réfléchies de leurs prototypes invisibles. Par conséquent, chaque royaume, et l’on peut même dire, chaque forme dans chaque royaume, a non seulement sa signification extérieure et ordinaire, mais aussi une signification occulte. Chaque royaume et chaque forme est un symbole, c'est-à-dire, une idée incorporée. Pour Platon, les types inférieurs n’étaient que les images concrètes des types supérieurs abstraits – ce qui est un enseignement oriental Esotérique. On ne peut comprendre la signification et la mission d’un objet quelconque dans la nature, qu’après avoir perçu l’abstraction supérieure qui l’anime, et dont il est un représentant et un symbole sur terre. Cette faculté de perception ne peut être développée que par une étude appropriée de la Philosophie Esotérique, conformément à la Loi des Correspondances, et l’étudiant ne peut l’employer complètement qu’après avoir été « initié aux mystères de la perception ».

H.P.B. a donné une documentation considérable sur le symbole de l’Arbre – « symbole qui n’a jamais été aussi profondément avili par l’antiquité, qu’il l’est actuellement, à notre époque de destruction d’idoles, non par amour de la vérité, mais pour glorifier la matière plus grossière ». (La Doctrine Secrète, II, 127.)

Qu’enseigne la Philosophie Esotérique ? D’abord ceci :

« Dans l’antiquité, le Symbole de la Connaissance Sacrée et Secrète était partout un Arbre, par lequel on entendait aussi une Ecriture ou une Annale. » - La Doctrine Secrète, I. page 112.

« Le symbole de « l’Arbre », employé pour désigner différents Initiés, était presque universel. Jésus est appelé « l’Arbre de Vie », comme l’étaient aussi tous les adeptes de la bonne Loi, tandis que ceux du Sentier de gauche sont indiqués par l’expression « les arbres qui se flétrissent ». – La Doctrine Secrète, IV, p. 62.

En général, on mentionne fréquemment deux Arbres : l’Arbre de Vie, et l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Chaque homme croît, en assimilant la connaissance et l’expérience par ses propres efforts, et comme il est un être doué de libre arbitre, il devient soi un arbre de vie, soit un arbre qui se flétrit. L’Arbre de Vie est le symbole de l’Unité, dont la réalisation est la Vie en Esprit ou de l’Esprit. (Cf. La Doctrine Secrète, III, p. 267-68.) L’autre Arbre symbolise la Dualité. La Doctrine Secrète cite ce Commentaire : « L’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal jaillit des racines de l’Arbre de Vie. » (III, 270.) « Du sol de l’Inde », ces symboles furent transplantés ailleurs.

« L’Arasha-Maram, l’arbre banian, si sacré chez les Hindous (depuis que Vishnou, pendant une de ses incarnations, se reposa sous son ombrage puissant et y enseigna la philosophie et les sciences humaines), est appelé l’Arbre de Connaissance et l’Arbre de Vie. Sous le feuillage protecteur du roi des forêts, les Gourous enseignent à leurs élèves leurs premières leçons sur l’immortalité, et les mystères de la vie et de la mort. » - La Doctrine Secrète, III, 268.

Mais l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal produit des fruits bons et mauvais. A une certaine époque, aux Indes, les Adeptes de la Science maléfique, ou l’Art Noir, furent identifiés aux arbres : les Adeptes de la Bonne Loi durent allégoriquement se réfugier, non pas sur terre, mais sous les eaux.

« Dans toute l’Asie mineure, les Initiés furent appelés les « Arbres de Droiture », et les cèdres du Liban, comme le furent également certains rois d’Israël. Il en fut de même des grands Adeptes dans l’Inde, mais seulement des adeptes de la main gauche. Quand le Vishnou Purâna dit que « le monde était couvert d’arbres », tandis que les Prachetasas – qui « vécurent austèrement pendant 10.000 ans dans le vaste océan » - étaient absorbés dans leur dévotions, l’allégorie se rapporte aux Atlantéens et aux et aux adeptes du commencement de la Cinquième Race – les Aryens. D’autres « arbres » (adeptes Sorciers) se répandirent et donnèrent ombrage à la terre sans protection ; et les peuples périrent… incapables de travailler pendant 10.000 ans. » La Doctrine Secrète, IV, 60-61.

L’Asvattha est l’Arbre de Vie et son aspect Macrocosmique est décrit de la façon suivante :

« L’arbre se trouvait la cime en bas, les racines sortant du Ciel et prenant naissance dans la Racine sans Racine de l’Existence-Universelle. Son tronc grandit et se développa, traversant les plans du Plérôme ; il lança dans toutes les directions ses branches luxuriantes, d’abord sur le plan de la matière à peine différenciée, et descendant ensuite jusqu’à toucher le plan terrestre. » - La Doctrine Secrète, II, 128.

Voici ce que dit un Commentaire de La Doctrine Secrète :

« …Le tronc de l’Asvattha (l’arbre de Vie et d’Etre), la Baguette du Caducée, sort des deux ailes sombres du Cygne (Hamsa) de Vie et en descend à chaque Commencement (chaque nouveau manvatara). Les deux Serpents, le toujours-existant et son illusion (Esprit et matière) dont les deux têtes poussent de la tête unique entre les deux ailes, descendent le long du tronc, entrelacés en une étreinte serrée. Les deux queues se joignent sut terre (l’Univers manifesté), ne faisant qu’un, et ceci est la grande illusion, ô Lanou ! »

Les Védas font mention de cet ancien Asvattha, mais il est surtout connu parce que la Bhagavad-Gîtâ en parle. La Doctrine Secrète donne à ce propos les commentaires suivants :

« Ainsi l’Asvattha, arbre de Vie et d’Etre, dont seule la destruction mène à l’immortalité, croît, d’après la Bhagavad-Gîtâ, avec ses racines en l’air et ses branches en bas (ch. XV). Les racines représentent l’Etre Suprême, la Cause Première, le Logos ; mais on doit aller au-delà de ces racines pour s’unir à Krishna, qui, d’après Arjuna (XV), « est plus grand que Brahman, et Cause Première… l’indestructible, ce qui est, ce qui n’est pas et ce qui se trouve au-delà ». Ses branches sont Niranyagharba (Brahmâ ou Brahman dans ses manifestations les plus élevées, disent Sridhara et Madhusûdana), et les Dhyan Chohan ou Dévas les plus élevés. Les Védas en sont les feuilles. Seul celui qui va au-delà des racines ne reviendra jamais, c'est-à-dire, ne se réincarnera plus pendant cet « âge » de Brahma. » - La Doctrine Secrète, II, 128-129.

Et encore :

Le  précepteur » dit : « L’exacte compréhension du grand arbre, dont le nom perçu (la nature Occulte, la racine de tout) est le germe de la semence (Parabrahman), dont la compréhension (Mahat ou l’Ame intelligente universelle) est le tronc, dont les branches sont le grand égoïsme, dans les cavités duquel sont les germes, c'est-à-dire les sens, dont les grands éléments (occultes, ou invisibles) sont les touffes de fleurs, dont les éléments grossiers (la matière grossière objective) sont les branches plus petites, toujours munies de feuilles, et portant toujours des fleurs…qui est éternel et dont la semence est  Brahman (la divinité) ; en le coupant avec cet excellent glaive – la Connaissance (sagesse secrète) – l’on obtient l’immortalité et l’on se libère de la naissance et de la mort. »

« C’est là l’Arbre de Vie, l’Asvattha ; ce n’est qu’après l’avoir coupé que l’esclave de la vie et de la mort, l’HOMME, peut être libéré. » – La Doctrine Secrète, II, 291.

Mais, avec la disparition de la véritable connaissance ésotérique, l’Arbre de Vie est devenu maintenant l’Arbre de Mort. Il est plus facile pour l’homme d’à présent de se transformer en Arbre de Mort ; pour le préserver de cette grande catastrophe – et mainte personnes en sont plus près qu’elles ne pensent – la Théosophie est entrée en lice. Elle dit : « Mangez du fruit de la Connaissance cueilli sur l’Arbre du Bien et du Mal. » Mais pour manger ce fruit comme il convient, l’on doit toujours se souvenir de l’origine même de cet arbre, c'est-à-dire de l’Arbre de Vie. Voilà pourquoi l’on nous donne ce « Précepte de Yoga » :

« Si tu veux croire au Pouvoir qui agit dans la racine d’une plante, ou imaginer la racine qui est cachée sous le sol, tu dois penser à sa tige ou tronc, à ses feuilles et à ses fleurs. Tu ne peux pas imaginer ce pouvoir indépendamment de ces objets. La vie ne peut être connue que par l’Arbre de Vie… ». La Doctrine Secrète, I, p. 38.

Et plus loin :

« Pour le Disciple de la véritable Sagesse archaïque orientale, pour celui qui en esprit n’adore rien en dehors de l’Unité Absolue, ce grand Cœur au pulsations perpétuelles, qui bat dans tout, dans chaque atome de la nature, chacun de ces atomes contient le germe d’où il peut faire pousser l’Arbre de Connaissance, dont les fruits donnent la vie éternelle et non seulement la vie physique… Peu lui importe que ce soit la semence qui donne naissance à l’Arbre d’Existence, appelé Univers. Il ne s’intéresse pas davantage aux Trois-en Un, l’aspect triple de la semence – sa forme, sa couleur et sa substance – mais plutôt à la FORCE qui dirige sa croissance, la toujours mystérieuse et toujours inconnue. Car cette Force vitale, qui fait germer la semence, qui la fait éclater, en fait jaillir des bourgeons, et qui forme ensuite le tronc et les branches, qui à leur tour se penchent vers le bas comme les branches de l’Asvattha, l’Arbre sacré de Bodhi, expulsent leurs semences, prennent racines et procréent d’autres arbres – c’est là la seule Force qui pour lui, a de la réalité, car elle est le souffle de la vie qui ne meurt jamais. » - La Doctrine Secrète, IV, 179.

Par quel constituant de notre être pouvons-nous devenir un « disciple de la véritable Sagesse archaïque Orientale » ? On nous dit, à ce propos :

« Tandis que l’arbre Macrocosmique est le Serpent d’Eternité et de Sagesse absolue même, ceux qui demeurent dans l’arbre Microcosmique sont les Serpents de la Sagesse manifestée. L’Un est l’Un et Tout ; les autres sont ses parties reflétées. L’« Arbre » est l’homme lui-même, bien entendu, et les serpents qui demeurent dans chacun, le Manas conscient, le lien qui les unit Esprit et Matière, ciel et terre. » - La Doctrine Secrète, III, 121.

Allons à l’arbre qui est en nous – « la demeure des Pitris (qui sont, en fait, les élémentaux) d’un ordre inférieur », et faisons-en l’Arbre de Vie Eternelle. Voici ce que nous dit La Doctrine Secrète III, 121

« Pippala, le doux fruit de cet arbre où viennent les esprits qui aiment la science, et où les dieux produisent toutes les merveilles. »

1.         – Il est un figuier perpétuel, un asvattha, qui pousse en haut ses racines, en bas ses rameaux, et dont les feuilles sont des poèmes : celui qui le connaît, connaît le Véda.

2.         – Il a des branches qui s’étendent en haut et en bas, ayant pour rameaux les qualités, pour bourgeons les objets sensibles ; il a aussi des racines qui s’allongent vers le bas et qui, dans ce monde, enchaînent les humains par le lien des œuvres.

3.         – Ici-bas on ne saisit bien ni sa forme, ni sa fin, ni son commencement, ni sa place. Quand avec le glaive solide du détachement l’homme a coupé ce figuier aux fortes racines,

4.         – Il faut dès lors qu’il cherche le lieu où l’on va pour ne plus revenir. Or, c’est moi qui le conduis à ce principe masculin primordial d’où est issue l’antique émanation du monde.

                                                                                  LA BHAGAVAD-GITA, XV.  

Notes sur la Bhagavad-Gîtâ, chapitre XV, R. Crosbie

 

    " Les hommes disent que l'Ashvattha, l'arbre sacré éternel, croît avec sa racine vers le haut et ses branches vers le bas, et que ses feuilles sont les Veda ; celui qui connaît cette vérité connaît les Veda " [v. l].

    Dans ce verset, Krishna évoque un symbole employé par les hommes pour représenter l'Univers comme un courant éternel d'évolution, émanant d'une Source immuable. Bien qu'immuable en elle-même, cette Source produit le changement en des différenciations qui ne cessent de croître tout au long de la grande période de manifestation. La limite de différenciation une fois atteinte, la même impulsion absorbe graduellement toutes les différenciations pour retourner à l'homogène. La Doctrine Secrète symbolise ce processus évolutif d'une manière poétique par le " Grand Souffle ", avec ses expirations et inspirations périodiques. Cependant, ni l'" expiration ", ni l'" inspiration ", ni les deux ensemble ne décrivent ni ne constituent le Grand Souffle, car ce sont des actions dues à Cela qui a le pouvoir d'agir ainsi. Comme le dit Krishna dans ce chapitre : " C'est l'Esprit Primordial d'où s'écoule le flot ininterrompu de l'existence conditionnée " [v. 4].

    " Les feuilles en sont les Veda " : cette phrase se rapporte spécifiquement aux Écritures sacrées de l'époque ; mais elle peut également s'appliquer à celles de tous les temps, du fait qu'elles ne sont que des formulations humaines de fragments des vérités éternelles – formulations qui présentent, sous une forme concrète, les idéaux spirituels, philosophiques et éthiques des hommes existant à l'époque où elles sont produites. Elles sont ici parfaitement symbolisées par le mot " feuilles ", car, elles poussent sur des branches (les trois qualités), ont leur période de manifestation et sont ensuite remplacées par d'autres " feuilles ".

    " Ce n'est pas ainsi que sa forme est comprise par les hommes ; cet arbre n'a pas de commencement, son état actuel ne peut être compris, et il n'a pas de fin " [v. 3]. Cette phrase peut être mieux comprise en tenant compte de ce que dit le second paragraphe du chapitre [v. 7] : " C'est seulement une fraction de moi-même qui, ayant assumé la vie dans ce monde d'expérience conditionnée, rassemble les cinq sens et le mental afin d'obtenir un corps et de pouvoir le quitter ". Ce pouvoir de rassembler et de disperser est celui de l'Esprit Suprême ; c'est le Soi, l'Homme Réel, " une fraction de moi-même " dans chaque forme humaine, comme dans toutes les formes. Les hommes, qui sont liés par Ahamkâra, la tendance à l'auto-identification [du 13ème chapitre], ne le comprennent pas ainsi ; mais peuvent le réaliser " ceux qui sont libérés de l'orgueil de soi, dont le discernement est devenu parfait, qui ont surmonté l'erreur de l'attachement à l'action, qui s'adonnent constamment et avec dévotion à la méditation sur l'Esprit Suprême, qui ont renoncé au désir et se sont libérés de l'influence des opposés, connus comme le plaisir et la douleur " [v. 5]. La Connaissance de l'Esprit Suprême résulte de l'identification avec cet Esprit Suprême ; la réalisation vient en fixant sa pensée sur l'objet à réaliser. Le " pouvoir de percevoir " est l'essence même de notre être, nos perceptions ne sont pas ce pouvoir : elles sont les effets de son exercice ; elles constituent la base de nos actions : c'est parce que nous nous identifions à elles que nous sommes induits en erreur et enchaînés par les actions qui en découlent.

    " II y a deux espèces d'êtres dans le monde, l'une divisible, l'autre indivisible ; la divisible comprend toutes les choses et toutes les créatures " [v. 16], c'est-à-dire les formes et les objets de toute espèce, puisque toute forme et tout objet sont constitués de formes ou expressions mineures de vie ou de conscience. Ainsi, notre corps se compose de vies et de substances minérales, végétales et animales ; celles-ci sont empruntées aux trois règnes inférieurs et elles leur sont restituées, d'où le terme " divisible " ; " l'[espèce] indivisible est appelée Kûtastha - qui se tient imperturbable sur la hauteur " [v. 16]. Dans toute forme composée - et elles le sont toutes -il y a une conscience synthétique qui a développé cette forme et qui la soutient ; ce pouvoir synthétique ne peut être affecté par aucun changement de forme. Chez l'Homme, Kûtastha semblerait se rapporter à l'Ego Divin dont la divinité et la nature spirituelle demeurent telles quelles à travers toutes les formes et tous les changements.

  

  " Mais il existe un autre esprit appelé l'Esprit Suprême -Paramâtma - qui pénètre et soutient les trois mondes. Étant au-dessus du divisible et supérieur à l'indivisible, je suis connu dans le monde et dans les Veda comme l'Esprit Suprême. Celui qui, n'étant pas égaré, me connaît comme cet Esprit Suprême connaît toute chose et me vénère sous toute forme et en toute condition " [v. 17-9].

    La consécration par la Connaissance de l'Esprit Suprême (1) commence lorsqu'on reconnaît qu'il n'y a qu'un seul Esprit, source et soutien de tout ce qui existe. Comme il est dit dans les Upanishad, " Le Soi luit en toutes choses sans cependant resplendir en toutes ". Le Soi est en toutes choses et toutes choses sont dans le Soi. Quelle que soit la " lueur " qui brille à travers une forme, ou sous une condition quelconque, cette " lueur " vient du Soi et lui appartient. Si nous reconnaissons et admettons cela, nous devons commencer à considérer toute chose et tout être sous ce jour et agir envers eux selon cette base. Dès lors, nous agissons pour le Soi et comme le Soi ; dans la mesure où nous nous tenons à cette pratique, et la poursuivons, toutes les idées, les habitudes et les désirs contradictoires sont graduellement surmontés ; jusqu'à ce que, finalement, nous arrivions à posséder le suprême pouvoir de faire le bien qui résulte de l'altruisme.

 

Note :

(1). [C'est le titre de ce chapitre dans l'édition de Judge.]

 

 

Note sur l’Arbre cosmique Ashvatta – Bhagavad-Gîtâ, chapitre XV

Banian de l’Inde

Dans de nombreuses traditions, l'arbre symbolise le cosmos vivant étendu dans l'espace. En Inde, dès le Rig Veda (I, 24, 7), il est représenté inversé pour illustrer le processus de la cosmogénèse, qui n'est pas une création ex nihilo, mais une émanation (sanskrit : visarga) progressive : l'arbre a ses racines « en haut », plongées dans l'insondable et absolu Brahman, tandis que ses branches se déploient « vers le bas », en étages successifs (rappelant les « mondes », ou plans d'expérience, ou de conscience) où d'innombrables hiérarchies de « dieux » manifestent les pouvoirs du divin, depuis les formes les plus spirituelles jusqu'au niveau le plus matériel de l'espace terrestre contingent.

L'image de cet arbre, l'Asvattha, est impressionnante. C'est un figuier exubérant de l'espèce Ficus religiosa (figuier des pagodes) ou Ficus Indica (figuier des banians), remarquable par les racines secondaires qui, issues des branches horizontales, font souche dans le sol, en fournissant une sève nouvelle aux branches qu'elles semblent soutenir comme des colonnes.

La Katha Upanishad (II, 3, 1) évoque l'Ashvattha comme l'arbre du Brahman, l'Arbre de vie (prâna), immortel, englobant et nourrissant toutes les formes de vie.

Dans le Mahâbhârata (Gîtâ au Livre VI, et Anugîtâ au Livre XIV), l'approche est différente, plus axée sur l'aspect microcosmique : celui de l'homme attaché à cet arbre universel. C'est là l'image du monde illusoire de l'impermanence, qui frappe toutes les formes changeantes de la vie, soumise à l'incessante alternance de la construction et de la destruction (nityapralaya). Les commentateurs expliquent alors le mot Ashvattha, comme « ne durant pas jusqu'au lendemain » (a-shvas-stha). C'est donc ici l'arbre du samsâra, l'indéfinie transmigration, qui condamne l'âme humaine à une chaîne sans fin de réincarnations, subies, sans contrôle.

Dans la Gîtâ, le processus cyclique d'émanation et de réabsorption est bien évoqué (chap. VIII, 16-19) : toutes les formes dans l'univers procèdent d'une matière (ou Prakriti) primordiale, non manifestée (avyakta), appelée (chap.XIV) "Grand Brahrnâ", et y retournent, au rythme des Jours et des Nuits de Brahmâ (VIII, 18). Mais toute l'opération est menée sous la loi, la direction, ou l'impulsion, d'un autre pôle également non manifesté (avyakta) (VIII, 21 ; IX, 7-8) appelé « impérissable » (akshara). C'est le Purusha Suprême (VIII, 22), immanent dans tout le domaine cosmique (VIII, 27 ; IX,4) ; il est identifié à Krishna lui-même (XIV, 1-4), qui, comme un « Père » universel, fournit les germes, les archétypes, à la matrice de Prakriti ; celle-ci enfante le monde entier, par le pouvoir « magique » (yogamâyâ) de Purusha, qui ainsi demeure à soutenir les êtres sans être limité, ni enfermé en eux (IX, 4-5).

Dans cette émanation, un « fragment » de ce Purusha devient (pour ainsi dire) une âme individuelle (XV, 7), se met à « fonctionner » avec des instruments fournis par Prakriti, et, par l'illusion d'un faux « sens du moi », s'attache au monde, et tourne dans la cage d'écureuil du samsâra.

Il faut donc détruire le sortilège qui attache l'âme égarée à l'arbre cosmique. L'arme salvatrice sera dans la Gîtâ (XV, 3) la hache puissante de vairagya (virâga, dans la Voix du Silence p.67), le non-attachement ; dans l'Anugîtâ (livre XXXII, 12-14) ce sera l'épée de la connaissance (déjà recommandée dans la Gîtâ, IV, 42).

Bien entendu, nul ne saurait abattre l'arbre Ashvattha, dont la fin naturelle est programmée lors du pralaya cosmique. Il s'agit de trancher les racines parasites du microcosme qui le condamnent à un destin imposé (par son ignorance) « sans que sa volonté intervienne » (VIII, 19).

Au niveau terrestre, l'âme est sous l'influence des 3 guna (chap.XIV), les objets des sens la fascinent, etc. toute cette partie périphérique de l'Ashvattha est très florissante. Et ses racines secondaires font solidement souche : ce sont les tendances nourries, les « dépôts mentaux » karmiques, fertiles en conséquences qui enchaînent indéfiniment à la réincarnation. De plus, les feuilles vertes, bien vivantes – identifiées aux Veda – maintiennent la vitalité de l'arbre, et le protègent. Les Veda visent au bonheur des hommes, dans cet univers, en leur prescrivant le code de morale et de conduite les mettant en harmonie avec la société des dieux. Mais leur sujet reste dans le champ des 3 guna (11, 45). En suivant les Veda à la lettre, on gagne un Ciel impermanent, et on reste prisonnier de ses désirs personnels : on retourne à ce monde, « demeure de mort » (IX, 20, 21).

Ainsi, attachés à l'arbre cosmique, les hommes – qui y ont leur place attitrée – risquent de ne pas mener à bien leur « destinée divine » (XVI, 5), pris dans les rets de la « centuple corde du désir » (XVI, 12). Le guerrier, Arjuna, sur son champ de bataille intérieur, est donc invité à prendre conscience de sa situation d'homme enchaîné par l'effet de ses pensées et actions, et à s'affranchir de l’« arbre du monde » : vivre dans ce monde, libre en lui-même, sans avoir à détruire ce monde, de même que le chap. XIV conseillait de vivre au milieu des guna – sans avoir à les rejeter – en se libérant de leur conditionnement.

D'où l'utilité de la méditation sur le symbole de l'Ashvattha, pour découvrir derrière son foisonnement, la voie qui remonte à sa racine' éternelle : Krishna, vu ici comme le Logos, le Seigneur, Îshvara, qui soutient et nourrit l'arbre pour entraîner les êtres sur la roue de l'évolution (XVIII, 61), en vue de leur progrès.

L'image de l'arbre inversé évoque évidemment, dans l'homme microcosmique, l'arbre du système nerveux: ses extrémités palpent les objets des sens – source première de tout attachement – mais ses racines sont dans la tête : c'est là que le yogi en méditation (ou mourant) ramène et concentre ses énergies vitales, pour élever sa conscience jusqu'au Divin Purusha Suprême (VIII,8), source d'omniscience, et de vie, qui le nourrit dans toute l'expérience de son évolution.

Avec son puissant symbolisme, le chap. XV offre assurément l'un des aspects essentiels de la « doctrine la plus secrète » (guhyataman shâstram, XV, 20), si on se souvient aussi que Krishna, le Maître incarné, est pour son disciple le pont, le « passeur », qui l'aidera à accéder au Maître cosmique, le Purusha Suprême.

 

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