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Janvier

 

« As-tu accordé ton cœur et ton mental au grand mental et au grand cœur de tout le genre humain ? Car, de même que la voix mugissante du fleuve sacré fait écho à tous les sons de la Nature *, ainsi le cœur de celui qui voudrait " entrer dans le courant " doit vibrer en réponse à chaque soupir et à chaque pensée de tout ce qui vit et respire. »

(La Voix du Silence, H.P. Blavatsky)

 

* Les bouddhistes du Nord, et tous les Chinois en fait, discernent, dans le bruit profond émis par certains des grands fleuves sacrés, la note tonique de la Nature, d'où cette comparaison. C'est un fait admis en Physique, ainsi qu'en Occultisme, que l'agrégat des sons de la Nature comme celui qu'on peut percevoir à distance dans le mugissement des eaux des grands fleuves, dans le balancement sonore du faîte des arbres des vastes forêts, ou dans le bruit étouffé d'une ville éloignée - correspond à une note unique et définie, d'une fréquence tout à fait appréciable. Physiciens et musiciens sont d'accord sur ce point. Ainsi, le Prof. Rice (dans son ouvrage Chinese Music) montre que les Chinois ont reconnu le fait il y a des millénaires, en affirmant que « les eaux tumultueuses du Houang-Ho [Fleuve Jaune] font entendre le kung », qui est « la note fondamentale » [de la gamme pentatonique] en musique chinoise. Et il fait ressortir que cette note correspond au Fa, « considéré par les physiciens modernes comme la véritable note tonique de la Nature » . Le Prof. B. Silliman en parle également dans ses Principles of Physics. où il déclare : « On considère ce ton comme étant le Fa moyen du piano ; il peut donc être pris pour la note tonique de la Nature. »

 

Février

 

Nul Arhat*, ô Lanou (Disciple), ne devient tel dans l'incarnation où l'Âme commence à aspirer pour la première fois à la libération finale. Cependant, ô toi au cœur plein d'impatience, à nul guerrier s'offrant volontairement à combattre dans la lutte acharnée entre le vivant et le mort**, à nulle recrue ne peut jamais être refusé le droit d'entrer dans le Sentier qui mène vers le champ de la Bataille.

 

(La Voix du Silence, H.P. Blavatsky)

 

* Arhat (skt) B. Pâli : arahant, cingalais : rahat, chinois : lohan. Littéralement : « méritant » (à ne pas confondre avec ârya, « noble »). En bouddhisme hînayâna : celui qui a atteint le quatrième stade du Quadruple Sentier* ; libéré des chaînes du désir, il a gagné le niveau du nirvâna*. Nom souvent donné aux grands dignitaires du bouddhisme. L'arhat (du hînayâna) est parfois opposé au bodhisattva* (du mahâyâna) qui renonce au fruit du nirvâna, mais H.P.B. ne fait pas cette différence. Elle en parle parfois comme d'un « initié aux mystères ésotériques » (T.G.). Quoi qu'il en soit, l'arhat possède la maîtrise de grands pouvoirs paranormaux.

 

** Le « vivant » est l'Ego Supérieur immortel et le « mort » l'ego personnel inférieur.

 

Mars

 

Faites comprendre une bonne fois aux hommes qu'aucun d'eux ne possède toute la vérité mais que leurs points de vue se complètent mutuellement, et que l'on ne peut trouver l'entière vérité que dans la combinaison de tous ces points de vue, après en avoir éliminé ce que chacun d'eux avait de faux, alors, la véritable fraternité en matière de religion sera établie.

(La Clef de la Théosophie)

 

 

 

 

 

Avril

 

Aide la Nature et travaille avec elle ; et la Nature te considérera comme l'un de ses créateurs et fera sa soumission.

 

Et devant toi elle ouvrira tout grands les portails de ses chambres secrètes et mettra à nu sous tes yeux les trésors cachés dans les profondeurs de son sein pur et vierge. Impolluée par la main de matière, elle ne montre ses trésors qu'à l'œil de l'Esprit, l'œil qui jamais ne se ferme, l'œil pour lequel il n'y a nul voile dans tous ses royaumes.

 

(La Voix du Silence

 

Mai

 

Apprends, ô Naljor*, toi qui suis le Sentier Secret, que ses eaux pures et fraîches doivent servir à rendre plus doux les flots amers de l'Océan, cette puissante mer de douleur faite des larmes des hommes.

 

(La Voix du Silence, H.P. Blavatsky)

 

* Naljor [rNal'byor] (tib) B. La réalisation (jor) de l'état paisible (nal) de contemplation. Mot correspondant à yoga (skt). Le naljorpa (féminin : naljorma) est celui qui s'adonne au yoga, un yogin (fém. yogini). H.P.B. a utilisé ce mot, orthographié narjol, pour désigner un saint Adepte.

 

Juin

 

La Compassion n'est pas un attribut. C'est la LOI des LOIS, l'Harmonie éternelle, le SOI d'Âlaya* ; essence universelle et sans rivages, c'est la lumière de l'immuable Justice et de l'harmonieuse disposition de chaque chose dans le tout, la loi de l'éternel Amour.

 

Plus tu t'unifieras avec elle, ton être se fondant dans son ÊTRE, plus ton Âme s'unira avec ce qui EST, plus tu deviendras COMPASSION ABSOLUE**

 

(La Voix du Silence, H.P. Blavatsky)

 

 

*La « Compassion » en question ne doit pas être envisagée sous le même jour que « Dieu, l'amour divin » des religions monothéistes. Elle représente ici une loi abstraite et impersonnelle, dont la nature (qui est Harmonie absolue) est jetée dans la confusion par la discorde, la souffrance et le péché.

 

**Âlaya (skt) B, T. Littéralement : réceptacle, ou asile. H.P.B. l'emploie au sens d'Âme Universelle, Âme du Monde* ou Sur-Âme. Étemelle et inchangeable dans son essence ultime, cette « Grande Âme » devient « la base de chaque chose visible et invisible » et « se reflète dans chaque objet de l'univers, " comme la lune dans une eau claire et tranquille "  » (cf. S.D. l, 47 et seq.). Âlaya considéré comme « Mère du Monde » , ou « Mère universelle » est à rapprocher d'âkâsha* dans son sens mystique. Également, comme base ou racine de toute chose, Âlaya correspond à la substance primordiale (mûlaprakriti) du cosmos ( T .G.). Pour tout homme, Âlaya représente le pôle spirituel de sa vie intérieure, le Maître* par excellence, qui constitue finalement, de façon effective, « le Soi d'un Adepte* avancé » (S.D. l, 49).

 

 

Juillet

 

 

Ceux qui se sont libérés de l'orgueil de soi, dont le discernement est devenu parfait, qui ont surmonté l'erreur de l'attachement à l'action, qui s'adonnent constamment et avec dévotion à la méditation sur l'Esprit Suprême, qui ont renoncé au désir et se sont libérés de l'influence des opposés, connus comme le plaisir et la douleur, ceux-là échappent à l'illusion et atteignent le lieu qui dure à jamais.

(Bhagavad-Gîtâ, XV)

 

Août

 

Le disciple est tenu d'affronter le serpent (son soi inférieur) sans aucune aide, et d'étouffer ses passions et ses émotions humaines par la seule force de sa volonté. Il ne peut demander l'assistance d'un Maître que lorsque cela est accompli ou, tout au moins, partiellement réalisé. Autrement, les portes et fenêtres de son âme seront maculées, obstruées, rendues impénétrables, et aucune connaissance ne pourra lui parvenir.

 

(La Lumière sur le Sentier, M. Collins)

 

 

Septembre

 

Chaque homme est à lui-même, d'une façon absolue, la voie, la vérité et la vie. Mais il n'est cela que lorsqu'il saisit fermement toute son individualité et que, par la force de sa volonté spirituelle éveillée, il réalise que cette individualité n'est pas lui-même, mais une chose qu'il a créée avec peine pour son propre usage, et grâce à laquelle il se propose, à mesure que sa croissance développe lentement son intelligence, d'atteindre à la vie qui transcende l'individualité.

 

(La Lumière sur le Sentier, M. Collins) 

 

 

Octobre

 

Ce monde n'est que préparatoire, parce que transitoire. C'est comme une fente dans les murs de la sombre prison de la vie terrestre, par laquelle filtre un rayon de lumière du pays éternel, qui, illuminant les sens intérieurs, enseigne à voix basse au prisonnier dans sa cellule d'argile l'origine et le mystère double de l'être.

(L'origine du mal, H.P. Blavatsky C.T. 72)

 

 

 

Novembre

 

 

Cherche la voie

 

Cherche la voie en te retirant au-dedans.

 

Cherche la voie en avançant hardiment au-dehors.

 

Ne la cherche pas par une seule route. Pour chaque tempérament existe un chemin qui semble plus désirable qu'un autre. Mais la voie ne peut être trouvée par la dévotion seule, ni par la contemplation religieuse seule, ni par le progrès ardent, ni par le sacrifice de soi dans le travail, ni par l'observation studieuse de la vie. Aucun de ces chemins ne peut à lui seul faire franchir au disciple plus d'un degré. Tous les degrés sont nécessaires pour constituer l'échelle.

 

(La Lumière sur le Sentier, M. Collins)

 

 

Décembre

 

 

Lire, dans le sens occulte, c'est lire avec les yeux de l'esprit. Demander, c'est ressentir la faim intérieure — le désir ardent de l'aspiration spirituelle. Être capable de lire signifie avoir obtenu, à un faible degré, le pouvoir d'assouvir cette faim. Quand le disciple est prêt à apprendre, alors il est accepté, admis, reconnu.

 

(La Lumière sur le Sentier, M. Collins)

 

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Published by theosophie-tarentaise.over-blog.com